Méditation du 17 septembre 2026. Luc 7, 36-50
Frères et sœurs,
Deux personnes s'approchent de Jésus : Simon, l'homme respectable qui l'a invité, et une femme que toute la ville méprise. Pourtant, c'est elle qui repart en paix.
Simon a ouvert sa maison, mais pas son cœur. On peut recevoir Dieu chez soi sans jamais le laisser entrer en soi. La femme, elle, ne dit rien. Ses larmes sont sa prière, son parfum est son offrande. Elle a compris que devant Dieu, notre misère n'est pas un obstacle, c'est une porte.
Le problème de Simon n'est pas d'avoir moins péché, mais de croire qu'il n'a pas besoin de pardon. Celui qui ne se sait pas pardonné ne sait pas aimer.
Jésus demande : « Tu vois cette femme ? » Simon voyait une pécheresse ; Jésus voit quelqu'un qui aime. Le regard du monde nous enferme dans notre passé ; celui du Christ nous ouvre un avenir.
« Ta foi t'a sauvée. Va en paix. » Le pardon de Dieu ne nous rend pas seulement propres, il nous rend libres.
Demandons la grâce d'un cœur qui se sait pardonné, et qui, pour cela, aime beaucoup.
Amen.
P.Hippolyte AGNIGORI